Le régime définitif du CBAM s'applique depuis le 1er janvier 2026 aux importations couvertes. Pour les fournisseurs de métaux et de demi-produits, ce dispositif crée un motif concret pour réexaminer certains panels d'achat, sans garantir leur ouverture.
Un régime définitif applicable depuis janvier 2026
Le CBAM est entré dans son régime définitif le 1er janvier 2026. Il concerne les importateurs européens de produits et composants couverts en fer, en acier ou en aluminium. Son application dépend notamment des codes CN et du volume annuel importé. Le seuil de masse unique est fixé à 50 tonnes de marchandises CBAM par an.
L'obligation est continue, avec un prix établi chaque trimestre en 2026. A partir de 2027, ce prix doit devenir hebdomadaire. Cette évolution de fréquence impose aux importateurs concernés de suivre leur exposition dans la durée. Elle doit être examinée au niveau des références effectivement achetées et importées.
Le fer et l'acier concentrent les volumes déclarés
Du 1er au 6 janvier 2026, le fer et l'acier représentaient 98 % des volumes déclarés couverts par le CBAM. La France figurait parmi les principaux Etats importateurs sur cette période. Ce premier constat concentre l'attention commerciale sur les acheteurs européens fortement exposés aux références en fer et en acier.
Les entreprises à examiner comprennent les importateurs, les centres de services et les industriels achetant des codes acier ou aluminium couverts au-dessus du seuil applicable. Les interlocuteurs concernés peuvent être les directeurs des achats matières, les responsables supply chain et les category managers métal. L'exposition ne peut toutefois pas être déduite du seul secteur d'activité de l'entreprise.
La qualification doit être menée référence par référence
Les codes CN, le seuil, les exonérations et les possibilités de substitution technique doivent être vérifiés compte par compte. Une entreprise qui achète du métal ne relève pas automatiquement du dispositif pour toutes ses références. La qualification doit donc commencer par l'identification du produit acheté et de son statut au regard du CBAM. Elle doit également confirmer que les volumes concernés dépassent le seuil applicable.
Le même travail est nécessaire pour les usineurs, tôliers, constructeurs de machines et fabricants de composants consommant des références stockées. Chez ces entreprises, les interlocuteurs peuvent être le dirigeant, le responsable des achats matière ou un approvisionneur senior. Leur intérêt éventuel pour une nouvelle source dépend de la référence consommée, de l'ouverture du panel et de la capacité civile du fournisseur. Une qualification sectorielle, matière ou programme ne suffit pas à établir une possibilité commerciale.
Ce que cela change pour les fournisseurs
Les producteurs d'acier ou d'aluminium et les fabricants de demi-produits peuvent cibler les comptes dont les achats concurrencent des importations couvertes. Les centres de services et les stockistes disposant d'une disponibilité régionale peuvent également examiner ces comptes. Le point de départ n'est pas une communication générale sur le CBAM, mais la vérification de la référence achetée. Nous recommandons ensuite de confirmer le volume pertinent et l'ouverture réelle du panel.
Le signal commercial peut être absorbé par les fournisseurs déjà référencés. Avant tout échange, nous vérifions donc la référence, la capacité civile du fournisseur et la possibilité pour l'acheteur d'étudier une autre source. Cette méthode évite d'assimiler une contrainte réglementaire à une intention d'achat immédiate. Elle permet de concentrer la prospection sur les importateurs et industriels pour lesquels une offre en acier, aluminium, demi-produits ou stock régional peut effectivement être évaluée.
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