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La surveillance harmonisée des PFAS dans l'eau potable s'applique depuis janvier 2026

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Depuis le 12 janvier 2026, les États membres doivent surveiller les PFAS dans l'eau potable selon une approche harmonisée. Cette obligation crée des besoins analytiques, mais elle ne permet pas de conclure automatiquement à la nécessité d'un nouveau traitement.

Une obligation de surveillance commune depuis le 12 janvier 2026

Les États membres doivent désormais surveiller les niveaux de PFAS dans l'eau potable de manière harmonisée. L'obligation est applicable depuis le 12 janvier 2026. Elle concerne donc les services d'eau potable, les exploitants, les laboratoires et les collectivités dont les ressources sont contrôlées. Elle place la mesure au début du processus de décision.

Les méthodes de mesure et la liste des substances surveillées peuvent toutefois évoluer. Il ne faut donc pas déduire un seuil juridique uniforme à partir du seul principe de surveillance harmonisée. Pour qualifier un compte, nous devons examiner le dispositif de contrôle effectivement appliqué et les résultats disponibles.

La mesure et le traitement répondent à deux besoins distincts

La mise en place d'une surveillance ne prouve pas qu'un dépassement a été constaté. Elle peut créer un besoin de préparation d'échantillons, d'analyse, d'instrumentation ou de prestation de laboratoire. Le besoin de traitement apparaît dans un second temps, selon les mesures obtenues et les décisions prises par l'exploitant. Les fournisseurs doivent donc séparer les offres analytiques des solutions de traitement.

Lorsqu'une contamination appelle une action, plusieurs réponses sont possibles. Elles peuvent comprendre la fermeture de puits contaminés ou l'ajout d'étapes de traitement. La conformité peut aussi être recherchée par un changement de captage, une dilution ou l'optimisation d'un traitement existant. Un contrat avec un laboratoire déjà référencé peut également couvrir le besoin analytique sans achat de nouvel équipement.

Une qualification commerciale fondée sur la ressource et les résultats

Le ciblage peut commencer par les services d'eau potable, les exploitants, les laboratoires et les collectivités dont les ressources font l'objet de contrôles. Nous qualifions ensuite les comptes selon la ressource concernée, l'existence de mesures et la publication éventuelle d'un dépassement. Cette séquence évite de traiter toute obligation de surveillance comme un projet d'équipement. Elle permet aussi de distinguer les comptes ayant un besoin immédiat de ceux qui structurent encore leur contrôle.

Les interlocuteurs diffèrent selon la nature du besoin. Pour l'analyse, les échanges concernent principalement le responsable qualité eau, le laboratoire ou la direction technique. Pour le traitement, l'exploitation et la direction technique prennent une place plus directe. Du côté des fournisseurs, la direction commerciale ou le responsable du marché de l'eau potable doit adapter l'approche à chacun de ces profils.

Ce que cela change pour les fournisseurs

L'obligation ouvre des opportunités pour les fournisseurs de traitement des PFAS, de préparation d'échantillons, d'analyse et d'instrumentation associée. Elle ne justifie cependant pas une prospection uniforme de tous les acteurs de l'eau potable. Nous recommandons de construire des listes de comptes à partir des ressources contrôlées, des dispositifs de mesure et des résultats rendus publics. Le message commercial doit préciser s'il répond à un besoin analytique ou à un besoin de traitement.

Pour les comptes sans dépassement établi, l'approche doit porter sur la capacité de prélèvement, de préparation et d'analyse. Pour les comptes confrontés à une contamination, elle peut intégrer l'ajout d'étapes de traitement, tout en tenant compte des autres réponses possibles. La fermeture d'un puits, le changement de captage, la dilution ou l'optimisation d'une installation existante peuvent limiter le besoin d'un nouvel équipement. Une qualification rigoureuse permet donc de concentrer l'effort commercial sur les situations où l'offre correspond à une décision identifiable.

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